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Bénabar
06 mar 2010
Victoires de la musique 2010
rouge
Avant tout le monde, voici les résultats des victoires de la musique 2010 :
- Meilleur artiste pour les consommateurs du mal être : Benjamin Biolay,
- Meilleur artiste pour les consommateurs de l'humour et du quotidien, catégorie "musiques rurales" : Bénabar,
- Meilleure fille d'artiste, comédienne qui aime chanter et que le grand public suivra de sa naissance à sa mort : Charlotte Gainsbourg,
- Meilleur vendeur de disque du segment de marché "indé" : Dominique A,
- Meilleur représentant de la banlieue qui brule au journal de 20h, catégorie "musiques urbaines" (catégorie véridique) : Kool Shen,
- Clip intégrant le maximum de référence à des marques de luxe et de grands couturiers qui vendent ensuite des accessoires au grand public : Olivia Ruiz,
- Plus grand pathos vendeur de l'année : Alain Bashung,
- Plus belle escroquerie 2.0 : Grégoire.
Nous avons encore un ou deux artistes dans cette liste. Mais cela justifie-t-il les lois contre les "pirates", l'atteinte aux libertés, et garanti-t-il et/ou est-t-il une représentation de la diversité de la création musicale populaire française ?
29 jun 2009
Fond du couloir troisième porte à droite
musique
Puissent nos chansonniers nous montrer le chemin de la gauche ?
Le titre de ce billet est un extrait de Lavabo de feu Alain Bashung parut sur l'album Play Blessures, écrit et composé avec Serge Gainsbourg en 1982. Peut-être lui préférerez-vous la direction proposée par Alain Souchon dans Rive Gauche ? Dans ce cas, pour aller à gauche : remontez le temps et arrêtez-vous en Mai 68. Quand à l'Itinéraire signalé par Bénabar, il vous indique bien une direction à suivre "Prendre à gauche direction Bonneval". Mais c'est où Bonneval ?
Aujourd'hui, nulle dissertation sans diversité et ouverture. Ridan nous propose sa Partie de golf. Si l'on en suit le texte, la gauche ne se situerai pas sur les terrains de golf. Tiken Jah Fakoly fait l'amalgame dans son Gauche Droite : pour aller à gauche, allez à droite, c'est pareil. Enfin, difficile de trouver son chemin dans la désinvolture et le cynisme de On était tellement de gauche du breton Christophe Miossec.
On retrouve comme ailleurs les indécis. Ne demandez pas à Léa de Louise attaque : "Elle est pas à gauche, elle est pas à droite". Quand à Patrick Bruel, il ne fait que suivre : s'adresse t'il par anticipation à Martine lorsqu'il écrit "Si elle part à gauche, je la suivrai, si c'est à droite ... Attendez-moi" dans Place des grands hommes (1989).
Peu de salut pour les 2 camps chez Brassens qui décrit dans Le Roi Boiteux, un parterre de gauche et de droite tout juste bon à imiter leur maître.
08 apr 2009
Les fortunes du showbizz
general
Chez sam-lesite on vous raconte ce qui se raconte dans la cour d'école (et non pas la cour des grands). En ces temps de malhonnêteté généralisée autour de l'Hadopi du ministère de l'entertainment, on vous propose 2 courtes citations, en regard de ce publi-reportage pour une chanteuse :
Jennifer Ayache, la voix de Superbus, chez Mercury (propriété d'Universal Music France) et accessoirement fille de Chantale Lauby des anciens Les Nuls, dit sur http://www.musicactu.com :
"On vous demande de réfléchir : quand vous penserez 'entuber' le système des majors, c'est pas vraiment le système que vous toucherez en premier. Merci à ceux qui considèrent encore la musique comme un vrai métier 'd'artisan'".
Bénabar sur France Info, à propos de la disparition de Bashung :
"Il a fait quelque chose de très exigeant musicalement, artistiquement, mais en même temps très ouvert, très populaire. En tout cas, moi, je vais être de ceux qui n'ont pas fini d'essayer de copier ses chansons".
Une interrogation écrite pour tout le monde : comment a-t'on pu en arriver là ?
10 jan 2009
En route pour la Suisse
rouge
Sur France Inter, vendredi matin, un chroniqueur musique se plaignait d'être forcé par les maisons de disque d'écouter les nouvelles sorties, enfermé dans une salle avec ses collègues du triangle des bermudas (*) et de devoir passer sous un détecteur de métaux en sortant. Pourtant rien ne l'oblige à accepter, surtout si c'est par exemple pour écouter le dernier album de Bénabar. Voilà ce qu'il aurait pu en dire :
Le dernier album de Bénabar ne fait pas honneur à la variété française. Les textes sont vulgaires et pauvres, relatant comme toujours chez Bruno des faits quotidiens sans aucun supplément d'âme, atteignant son apogée sur le titre Les numéros. Les arrangements sont sans intérêt et par volonté de ne pas dépenser, puisque l'album se vendra à tout prix, il n'y a plus de trompettes ni de tambours. La production sonore est bâclée, sauf bien entendu pour le single, surcompressé.
Toujours sur la bande hertzienne, en route pour la Suisse, j'étais enthousiaste à l'écoute d'une émission d'un critique cinéma qui n'avait pas peur des mots et n'hésitait pas à juger sévèrement certains films. Dans la musique, ce n'est pas le cas, c'est le consensus mou qui excelle ; tous écrivent que le dernier Anaïs, "réalisé par Dan the Automator", est merveilleux. Voilà ce qu'un critique non consensuel aurait pu écrire :
Le dernier album d'Anaïs ne fait pas honneur à la nouvelle scène française. Dan the Automator s'est rincé et nous refile ses TR808 épuisées. Anaïs n'a jamais eu grand chose à dire, même si elle chante bien. A la rigueur la pochette est sympa.
*: le triangle des bermudas : Les Inrocks, Libé et Télérama d'après la très belle formule de Boris Bergman (initiales BB)